Mon poulailler préféré

Dimanche 4 janvier 2009
                  

De la joie
                

                     

 




De l'amour
              

De la santé
           

De la paix
   

De la liberté
 
 

De l'abondance
             

De la sécurité
                      
                                    
                                                  

De la prospèrité


        
De l'égalité






              
De la protection



                                       


Et vive l'an neuf - Gardons confiance

                               
Par Cocotte,coquette,caquette.
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Samedi 4 novembre 2006

Ne pensons pas qu'aux choses sérieuses et tristes.

Les poules savent s'amuser.

Certaines sont des artistes.

    

D'autres sont même très cultivées,des musiciennes,ou des poètes.

                 

Elles ont l'ouïe fine,l'oeil vif,le dent dure,et la sensibilité à fleur de plume.

   

                            

 

    Et quand leur coq joue au chef d'orchestre..(.cocophonique)

     

 

Elles sont les reines de la "CACOPHONIE"

   

 

Vous savez, elles ont dû s'entraîner très longtemps pour mettre au point ce grand concert,pour célèbrer MOZART!

Par huguette bezombes
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Mardi 26 septembre 2006

    Recettes minceur de Poul'ette 

 Prévenir et conserver une  silhouette svelte, agréable à regarder ,pour rester en toutes circonstances, une cocotte belle et désirable:

   Comme vous devez vous en douter, les poules ont en général le BEC FIN. Depuis les histoires des farines animales et de toutes les maladies contractées par l'alimentation  industrielle, dans les poulaillers, on s'organise et on réinvente une alimentation intelligente qui ira dans le sens de se nourrir en  faisant plaisir à sa gourmandise, tout en donnant des atouts suplémentaires pour préserver sa santé et sa beauté;

 Je vais donc vous faire partager mes secrets de recettes gourmandes, retrouvés dans les grimoires    de ma tri-aïeule, La Grande Caquette de Chanteclair.

 Ces recettes sont très sérieuses, et ont contribué à permettre à toutes les poulettes de la famille de rester minces et belles pendant très longtemps, et même de remporter de nombreux concours de  beauté.

 Elles ont pour certaines, participé (et gagné!) à l'élection des miss cocottes ,concours comme vous le  savez, organisé par la Grande Poule Noire et Blanche de la Haute Cour de Fontenay, celle qui abrite toujours sa crête sous son élègant chapeau!

  Bien manger,en respectant ses désirs et son corps, est synonyme de se sentir bien dans ses plumes.

  Les recettes qui vont suivre s'adressent aux gourmets et gourmandes....

 Je vais commencer par vous donner les formules des "confipotes gourmandes de Poul'ette.   (confipote est un arrangement entre la confiture et la compote,ce qui explique leur pouvoir magique, de se gaver sans prendre un gramme!)

  Confipotes d'automne:

   Profitez de toutes les pommes de la saison pour réaliser des déserts et petits-déjeuners variés. (vous pouvez utiliser les pommes à cidre qui encombrent votre pelouse,elles sont souvent dépourvues de tous produits chimiques  )

       Mûres-pommes.

   3kg de mûres

  1kg de pommes

  1kg de sucre bio

   1 citron bio

   1 bâton de cannelle

    Cuisson 1h15 à feu doux découvert en remuant bien.

      -  Trier,nettoyer égoutter les mûres.

       -Eplucher les pommes et les couper en grosses lamelles.Garder peaux et pépins.

      - Laver le citron et le couper en fines tranches.

       -Mélanger les mûres,citron, et les pommes et vider le sucre dessus; remuer et laisser le mélange  reposer une nuit avec le sucre.

      - Ajouter la cannelle au moment de la cuisson en incorporant peaux et pépins des pommes,que vous aurez mis dans un tamis ou une une toile à beurre. (vous pouvez prendre un bas de nylon)

       -Laisser cuire à feu moyen 1h15 en remuant.

   Quand le jus est suffisament évaporé,et les fruits liés, remplissez les pots et retournez-les.Cette confipote ne contenant aucun conservateur et très peu de sucre, je stérilise dans la cocotte - minute les pots disposés à l'endroit, et complètement immergés pendant 10mn.

  Après la stérilisation ,retirer aussitôt les pots. Les bocaux une fois ouverts se conservent exclusivement au réfrigérateur et doivent être consommés dans un délai de 15 jours.

       Bon apétit amies gourmandes. Vous pouvez ainsi manger sans soucis pour votre ligne et vous régaler!

     

         

   

 

     

 

 

  

     

Par huguette bezombes
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Mardi 13 juin 2006

Je ne commencerai pas cette histoire par "il était une fois", car ce n'est pas un conte de fées, mais un vécu bien réel, qui remonte au temps de l'enfance,au moment où les souvenirs douloureux s'impriment sur la bande vierge de notre mémoire.Ces anecdotes expliquent peut-être le cheminement de ma peinture vers les poules, et mon attirance pour ces animaux à plumes.

Je venais de changer de lieu d'habitation au lendemain de mes sept ans, quand  je vis ma mère changer d'apparence. Elle avait du mal à se mouvoir, et restait de longues heures affalée sous la treille, en bougonnant après tous les Saints de la terre et du ciel réunis, parce qu'il faisait trop chaud.

Quelques temps après, elle disparût de la maison, et j'appris par je ne sais quel hasard, que je venais d'avoir un frère.

Elle réintégra les lieux, pendant que l'on m'avait confiée à ma grand mère, et à mon retour, je fis connaissance avec ce bout frippé et rouscailleur,qui accaparait toutes les attentions.

A ce moment là, je fus envahie par la plus grande de toutes les sollitudes de tous les temps. Non seulement je n'avais plus mes repères,du fait du déménagement, mais de surcroît, je n'avais plus de parents. Mon père arrivait exténué, après une difficile journée de travail,et ma mère, elle, se prélassait dans le grand lit nuptial avec son trois fois rien dans les bras.

Je reverrai toujours cette chambre, revue et corrigée pour  la circonstance. On avait repeint les lieux pour donner de la gaité  en l'honneur du nouvel arrivant. Une fresque de fleurs vertes réalisées au pochoir sur un fond blanc cassé, ornait le haut des murs. Au dessus du lit trônait un tableau représentant des anges nus sur une barque,qui traversaient un fleuve,et en face le portrait de Sainte Théréze de Lisieux. Je me suis longuement demandée par la suite, ce que toutes ces Saintetés venaient faire là, alors que mes parents n'arrêtaient pas de jurer,(surtout mon père quand il était en colère).Une fois même je m'étais aventurée à lui demander ce que cela voulait dire "mille Dieux" et il m'avait expliqué ,que si plusieurs Dieux gouvernaient   en donnant des ordres contradictoires, rien ne pouvait aller bien. Pour ma grand mère qui était croyante et pratiquante, c'était le pire des sacrilèges.Moi je j'implorai le seul Dieu que je connaisse du bout de mes sept ans, je priai tous les jours pour que les anges du tableau au dessus du lit des parents, viennent prendre mon frère, cet intrus. Je n'ai pas dû assez bien prier, personne là haut ne m'avait entendue et je fus obligée de composer avec.

C'est cette année là, que je me pris d'un amour inconditionnel pour une poule avec laquelle je décidai de partager ma vie. Puisque je n'existais plus pour mes parents, il fallait bien que je m'intéresse à autre chose.Mes amies se résumaient à deux tortues, Julie et Caroline, une chienne nommée Rita, et ma poule Marguerite.

Le soir en rentrant de l'école,je la promenais sur les chemins du haut, attachée par une ficelle autour d'une patte en guise de laisse. Ensemble nous regardions au loin ,au delà des collines, en imaginant la mer juste derrière l'horizon. Nous délirions dans  des projets d'aventures lointaines, faisions des rêves fous de voyages par delà des océans,et jurions de ne jamais nous quitter. Marguerite me parlait dans son langage de poule, moi je lui murmurais des mots tendres au creux de l'oreille; elle et moi, nous nous comprenions.

Marguerite était ma seule amie, ma compagne d'infortune, ma confidente, ma soeur.Je la cageolais, la caressais l'embrassais tendrement,en me demandant pourquoi je ne pouvais pas faire la même chose avec mes parents. Avec le recul je pense qu'il y avait un réel problème,beaucoup d'inhibition dans l'expression des sentiments,car mes embrassades avec ma mère se résumaient au jour de la fête des mères,et au jour de l'an pour souhaiter les voeux; et encore ,la semaine qui précedait ces étreintes conventionnelles,je ne dormais pas; mes nuits étaient hantées, par la façon dont j'allais m'y prendre pour essayer d'être spontanée, et faire comme tous les enfants que je cotôyais,qui s'élancaient dans les bras de leur maman.Donc vous comprenez combien Marguerite était importante pour moi.

 Un jour je pris conscience que les poules meurent moins vieilles que les hommes, et je fus triste.J'essayai de lui expliquer tout cela; J'imaginai ma tristesse à ce moment là et lui racontai son enterrement.

"-Marguerite, je ne t'oublierai jamais: quand tu mourras tu auras des funérailles dignes d'une grande poule. Je te dirai des prières et t'enterrerai à côté du cimetière des grillons, sous les rosiers jaunes qui embaument. Je t'apporterai souvent des bouquets du jardin , et à chaque mois de mai je ferai sur ta tombe le mois de Marie, rien qu'avec les fleurs blanches de la saison: des marguerites, du seringa et des boules de neige.

 

Cette année là, je me souviens de toutes les espliègleries que je collectionnais et qui me valurent maintes punitions.

J'allais attrapper toutes les créatures qui voulaient bien se laisser prendre, dans les bois et les prés; grillons,  libellules , scarabés,araignées,reinettes,escargots,papillons de nuit,vers de terre, limaces, ...Tout y passait.

Ensuite je prenais bien soin de déposer les araignées et les sauterelles ,avec les limaces,dans le lit de ma grand mère paternelle,maîtresse femme, qui me faisait peur.

Parfois, je saoulais mes grillons, en leur donnant pour repas, de la mie de pain trempée dans du vin rouge..... Les bestioles adoraient ça, et chantaient toute la nuit. Alors je mettais toutes mes cages sur la table de nuit, à côté des oreilles de mon père, qui réveillé par ce concert d'été, jetait mes chanteurs de colère, par la fenêtre.

D'autres fois, quand je ne supportais plus les claques désordonnées et généreuses de maman, j'allais chercher mes tortues et les lui jetais dans les pieds. Ma mère avait horreur des tortues, elle n'osait les toucher parce qu'elle en avait peur; elle disait qu'elle avaient une tête de serpent, et alors,elle montait sur une chaise en lançant des cris aigus d'appel au secours! Quand elle était sur son juchoir, je me sentais tranquille un moment; ensuite elle allait chercher la pelle et le balai pour se débarrasser de ces pauvres bêtes.

Un jour même, elle les a jetées dans le puits, jour sinistre qui sonna le glas des tortues.

Quelques étés s'écoulèrent dans ce style,  vagabondage,braconnage, chapardage, j'avais toujours plusieurs tours dans mon sac pour faire des bêtises. Marguerite toujours avec moi,toujours complice des vols de cerises, des intrusions au travers des clôtures pour cueillir les fleurs des voisins; on m'avait surnommée: l'Attila des jardins.J'ouvrais la cage des faisans de mon grand père je mangeais des tonnes de prunes vertes à m'en rendre malade .......

Mon frère grandissait et lui aussi voulait des animaux pour compagnie .Un jour il eût la merveilleuse idée de faire un caprice pour venir promener la poule avec moi; j'en étais malade. Il venait me voler mes seuls moments d'intimité! Alors je mis mes neurones à contriburion pour le vacciner à tout jamais de partager mes seules joies. Je lui inventai une histoire de loup digne des plus grand films d'épouvante.Pour concrétiser mon récit,un soir, je me cachais dans la cabane de jardin derrière la maison,et lui sautais dessus avec mon déguisement de loup en hurlant.Il a eu si peur,( ce que l'on appelle "une peur bleue" ),qu'il en a fait une jaunisse! et n'a plus jamais insisté pour promener Marguerite.

Il était le petit, le garçon, le chouchou, on lui laissait faire tout ce qu'il voulait et les corrections, c'est moi qui les prenais.Pis encore ,il m'épiait et faisait le mouchard, en répétant tous mes agissements à ma mère.

L'ambiance était déjà lourde à cette époque là, lorsque un soir je ne vis plus Marguerite en rentrant de l'école. Je la cherchais, fouillais ses cachettes favorites,faisais le tour de la niche des chiens....rien.

Je questionnais ma mère, ma grand mère, mes voisines,mon frère...Rien. Plus jamais rien, plus de trace.

Marguerite avait disparu!

Je me souviens bien de ce soir là, c'était un mercredi, ce soir ma mère nous servit un soit-disant bouillon de poule "à la façon d'Henri IV".J'ai détesté  les rois de France dès cet instant là. J'ai haï ma mère....Le couteau qui avait servi à tuer ma poule ,je l'avais reçu droit dans le coeur.

Peu de temps après je tombai malade. On s'occupait de moi, le médecin diagnostica" bronchite et angine". Il ordonna des suppositoires"eucalyptine-pénicilline 500 000 unités".Je voulais aussi mourir.Je décidai de ne pas me soigner.Je ne pris pas les suppositoires. Je détestai cela.Je fis semblant de les mettre, et les cachai dans un gros coquillage qui ornait la commode.Quand ma mère découvrit "le pot aux suppositoires" , elle demanda de l'aide à mon père, pour m'administrer la plus grande fessée de ma vie"

J'ai failli mourir par la main violente de mon père, qui poussé à bout par les harcèlements de sa femme,ne se contrôlait plus.J'ai cru longtemps que j'avais oublié cet épisode, mais il est resté là bien enfoui au fond de moi,comme une grande blessure honteuse.

Le temps a passé,je me suis reconstruite petit à petit, en mettant de la distance avec ma famille.J'ai quitté la maison à 17 ans, pour vivre une autre vie dans une autre famille dans le sud ,en Provence ,pays de rêve où je trouvais mes tantes et oncles, véritables parents de substitution, des parents adoptifs ouverts et compréhensifs, auxquels je suis restée très attachée.

Je ne suis pas morte,heureusement.Car la vie est belle et vaut la peine d'être vécue.Les expèriences de notre enfance sont très déterminantes pour notre devenir d'adulte.

Depuis, j'ai fait la paix avec ma mère,heureusement, en ayant laissé tomber le projet de vouloir la changer;Je croyais quand j'étais jeune qu'elle n'éprouvait pas d'amour pour moi. En fait, quand j'ai été mère à mon tour j'ai compris combien l'amour coule quand on met un enfant au monde.L'amour maternel existe bien,maman m'aimait mais ne le verbalisait pas. A cette époque les sentiments n'étaient exprimés que par des sous-entendus, et les enfants ne le perçoivent pas toujours.
Maman nous à quitté brusquement et c'est là que je perçois le manque.Le manque de son amour non dit, le manque de sa présence originale.C'est trop tard pour DIRE les choses et surtout DIRE que l'on s'aime!
Mon frère est super et depuis qu'il est adulte, je n'ai pas l'ombre d'un souci avec lui. Je me suis réconciliée avec tous mes parti-pris, peurs et colères, Les marguerites sont mes fleurs préférées,à tel point qu'elles envahissent mon jardin; j'habite une maison qui est un ancien poulailler et qui a gardé le nom de "cour de bas" (basse-cour) ;à l'adolescence, j'ai rassemblé une collection d'oeufs en tous genres que j'ai longuement couvés, et l'éclosion a donné naissance à toutes ces cocottes qui m'amusent autant que vous.

C'est une prédestination.

Voilà l'origine de mes peintures de poules;l'inconscient a travaillé et je dis merci à mes parents qui m'ont donné à leur façon ce qu'ils avaient reçu,et ce qu'ils croyaient bien pour nous;cet amour masqué, que je croyais absent, était là, omniprésent dans l'ombre.Et c'est ,cette illusion de manque qui à contribué à devenir ce que je suis :une poule consciente de sa chance et de son bonheur.

Par huguette bezombes
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Samedi 4 février 2006

Comme je n'aime pas les bonbons,

Et que mon coq voulait me plaire,

A l'occasion de mon anniversaire,

Il m'a offert des chardons.

Il voulait quelque chose de pas banal,

D'un peu surprenant, original,

Il ne pouvait pas mieux faire,

Des chardons...avec quelques orties...

Parai-it que ça faisait plus joli!

Bravo coco, pour mon anniversaire,

Tu es maladroit, mais si tu es sincère....

J'aurais bien aimé, cependant,

 Quelques petites fleurs des champs,

Par exemple un bouquet de violettes,

Qu'au coin des rues on achète,

Ou bien un gros bouquet  de roses,

Ou  un poème, quelque autre chose;

Vous les coqs, vous avez de l'humour,

Pour signifier votre amour!

Enfin c'est pari gagné ,

En matière d'originalité!

Merci à tous ceux qui m'ont souhaité

Mon anniversaire,avec amour ou amitié.

Je vous assure je suis une poule  comblée

 

 

 

.

 

 

 

Par huguette bezombes
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